Si nous déplorons depuis (trop) longtemps les retards et suppression sur notre ligne de RER, un autre phénomène nous inquiète : il s'agit des guichets fermés, alors qu'ils devraient être ouverts, et des automates de vente ou de validation qui tombent en panne. Dans les deux cas, ces conséquences peuvent occasionner des problèmes aux voyageurs qui n'ont pu s'acheter ou bien valider leur titre de transport.



En effet, ce qui autrefois semblait être l'exception est remonté de plus ou plus souvent, que ce soit par le biais de notre forum / notre formulaire de témoignage, ou bien par le biais de réseaux sociaux.

Voici donc ce que nous avons constaté

Ce jour-là, lundi 19 juin 2017, était un jour de forte chaleur sur toute l’Ile-de-France. Depuis le milieu de la journée, les sections récemment en travaux sur la ligne avaient fait l’objet de limitations de vitesse, ce qui avait entraîné retards et suppressions depuis plusieurs heures.

Comme pratiquement tous les jours ouvrés, je fais ma dernière correspondance de la journée à Châtelet – Les Halles dans l’espoir de trouver un RER D qui me permette d’effectuer la 4e et dernière partie de mon trajet de retour. Il est 18h50.

Depuis plusieurs mois, nous déplorons et remontons, tant à la direction de ligne qu'au STIF, de trop nombreuses suppressions de trains, et des problèmes récurrents de chauffage en cette période hivernale.

La SNCF est parfaitement consciente des suppressions, puisqu'elle a admis que pour les 11 premiers mois de l'année 2015, le taux de suppression des DICA/ZICO était d'environ 17%. La principale cause annoncée étant le manque de matériel de réserve. Nous ajouterons que la dernière journée pour laquelle nous n'avons trouvé aucune suppression est le 8 mai 2015.

La première semaine de 2016 ne nous a malheureusement offert aucun répit, puisque les incidents se sont une nouvelle fois multipliés, rappelant à tous que l'aléa était la règle d'exploitation du RER D. Le tout donc, dans des rames pas forcément chauffées.

Quelle n'a donc pas été notre stupéfaction de lire vendredi 8 janvier matin dans la presse que 2 rames du RER allaient être pelliculées pour célébrer les 120 ans de Gaumont (lien vers l'article). Et pour tout vous dire, notre consternation devant ceci : au moment où les rames du RER D manquent le plus, et au moment où elles ont besoin de vérifications d'entretien poussées, la SNCF choisit d'en retirer deux pour... les faire pelliculer. Bref, il semble n'y avoir ni temps ni argent pour l'entretien courant, par contre dès qu'il s'agit de communication, on en trouve !

Nous n'avons absolument rien contre cinéma, bien au contraire. Un de nos anciens administrateurs a d'ailleurs réalisé des films. Pour autant la SNCF a-t-elle expliqué à Gaumont que ceci risquait de leur faire du 'Bad Buzz' autour de cette opération :
- Pour les usagers sur le quai : comment se demander quand on voit que son train est supprimé, si celui-ci l'est parce qu'il est en train de se faire décorer ? Ou quand les voyageurs verront un train 'Gaumont' arriver, comment ne pas penser 'tiens, mon train supprimé de la semaine dernière !' ? Et si des décérébrés dégradent une des rames en question, celle-ci est-elle retirée de la circulation pour repelliculage à l'identique, donc rames susceptibles d'être davantage supprimées que les autres ?
- pour SADUR aussi : Nous avions demandé  à la rentrée 2015 de faire peindre le toit des wagons, pour que les voyageurs subissent moins la chaleur l'été. Ceci avait d'ailleurs été appuyé par un voeu lors du CA du STIF d'octobre 2015. La SNCF avait alors répondu que ce n'était pas possible. Par contre pelliculer un train, pour du pur fun, sans aucune plus-value pour l'usager ne semble poser aucun problème ?
Dans tous les cas : comment ne pas en conclure qu'on se moque de nous ?

L'article indique que le STIF serait associé à cette 'opération'. Il serait bien, pour montrer une rupture par rapport à l'équipe précédente, que ses nouveaux administrateurs fassent cesser immédiatement cette mascarade. Et qu'on reparle de ce genre d'opérations de communication uniquement quand les suppressions sur le RER D seront de l'histoire ancienne. Priorité à la maintenance, la vraie !

La semaine que nous venons de vivre a été encore une fois absolument déplorable en matière de transport sur notre ligne. Ce fut une succession de pannes, de défauts de signalisation, d'alertes de sécurité , de travaux, entraînant de facto retards et suppressions ! Sans oublier bien entendu l'absence de chauffage et de sono dans certains wagons...rajoutant une forte dose d'inconfort !

Il est évident que la maintenance des rames et des installations fait largement défaut et que la SNCF ne joue pas pleinement le jeu. Or, nous savons pertinemment que l'amélioration de nos conditions de transport passera par la mise en place d'une maintenance de qualité ! La SNCF se doit donc de révolutionner ses pratiques actuelles...passage obligé auquel cas rien ne changera !! C'est un point que nous évoquons malheureusement depuis des années.... et sur lequel nous sommes convaincus qu'il ne s'agit pas d'une fatalité !

Nous pensons que la SNCF fuit ses responsabilités de transporteur . C'est pour cette raison que SADUR demande officiellement :
- à la Présidence de la SNCF que des excuses soient présentées, en son nom, à l'ensemble des clients par affichage et distribution de tracts en gare !
- à la direction de ligne une réunion d'urgence pour identifier les actions à intensifier à court terme.

Nous réitérons également notre invitation à M. Guillaume PEPY de venir "vivre notre vie" de clients de la ligne D sur un trajet de 45 minutes !

Comme à chaque fois que le thermomètre monte un peu au dessus des 30°, le voyage des voyageurs du RER D se transforme en véritable calvaire :
- l'air circule mal dans les rames. Comme celles-ci ne sont pas près d'être climatisées, chaque trajet est synonyme de sauna involontaire. Le RER D étant une ligne de moyenne et grande couronne en majorité, les voyageurs apprécient très modérément...
- l'état du réseau est désastreux. Résultat : des incidents d'infrastructure, toujours plus nombreux, viennent ralentir et remplir encore un peu plus des trains déjà surchargés.

Le problème, c'est que ni la SNCF ni le STIF ne semblent en mesure de proposer quoi que ce soit pour que la situation s'inverse durablement, ils n'ont même pas encore anticipé le remplacement pourtant indispensable de nos trains.

Nous sommes déjà fatigués de subir des trajets fatigants, non pas à cause de la chaleur, mais parce que certains avaient décidé il y a plus de 10 ans qu'il n'était pas nécessaire de climatiser nos rames; si en plus chaque trajet devient synonyme de perturbation, la situation ne va plus être tenable !

Donc, concrètement, messieurs dames les décideurs, comment avance-t-on ?
 
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Dans le précédent billet "Le RER D passe le bac... avec le niveau brevet ?", la phrase  "Tous (sic) nos équipes en gare et de production sont mobilisées sur la ligne D. Nous assurons une mise sous veille renforcée de la production avec un objectif de ponctualité revu à la hausse. Avec des points de vigilance particuliers sur les travaux, le renforcement du suivi des trains au départ, la mise sous veille de la disponibilité des rames." nous faisait nous interroger sur ce qu'il fallait comprendre quant à la mobilisation des agents le reste de l'année.

Ironie du sort, une grève viendra perturber demain le RER D.

Ceci montre en tous cas que les communications de la SNCF :

- Non seulement reposent sur du vent : cette grève vient contredire la campagne de communication précédente... dès le lendemain de la fin des épreuves écrites du bac général. Et tant pis si d'autres ont encore des examens, oraux par exemple...

- Sont pour le moins approximatives : demain , au sud de Corbeil, en heures creuses, il y aura un train toutes les 2 heures, alors que le trafiic est annoncé "légèrement perturbé". Cherchez l'erreur...

- Mais deviennent aussi contre-productives : la SNCF renvoie à ses usagers l' image d'entreprise qui communique, parce qu'elle essaye de cacher qu'elle ne sait plus gérer les affaires courantes

Comment dans ce cas peut-on faire confiance à ce que dit la SNCF ? Une fois cette confiance perdue, comment peut-on s'étonner que finalement plus grand monde ne prête attention aux annonces et affiches de la SNCF, même quand elles annoncent à juste titre de gros travaux par exemple ?

Si la SNCF veut être entendue de ses usagers, il serait temps qu'elle commence par faire son auto-critique et revoir sa communication pour se consacrer à l'essentiel : ce que le voyageur a besoin d'entendre. Et rien d'autre. Ce sera déjà un bon premier pas.

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Vendredi 12 juin, en milieu de journée, la SNCF a envoyé un communiqué intitulé 'le RER D passe le bac'.

Il est notamment précisé que : "Tous (sic) nos équipes en gare et de production sont mobilisées sur la ligne D.

Nous assurons une mise sous veille renforcée de la production avec un objectif de ponctualité revu à la hausse.
Avec des points de vigilance particuliers sur les travaux, le renforcement du suivi des trains au départ, la mise sous veille de la disponibilité des rames.
" Que doit-on en déduire pour la mobilisation des équipes le reste de l'année ?


Ce que nous avons tous vécu vendredi soir a rappelé la SNCF à la situation de la ligne qu'elle gère, et à ses manquements récurrents.

Nous avions déjà dénoncé l'an dernier un enfumage médiatique de la SNCF à ce sujet.

Cette année, c'est la SNCF qui se retrouve prise à son propre jeu : de la communication pour annoncer monts et merveilles à ceux qui ne prennent pas la ligne, mais, sur le terrain, une médiocrité affligeante ces dernières semaines subie par ceux qui la prennent . La SNCF bachote peut-être pour le bac, mais en contrôle continu elle serait recalée depuis belle lurette !

Vendredi, la SNCF a réussi à planter un poste d'aiguillage. Ce genre d'exploit interroge une nouvelle fois sur :
- la façon dont la SNCF entretient ses équipements
- Les choix techniques pour un système fonctionnel critique de conception récente où une panne rend l'ensemble de l'installation inutilisable.
- les procédures existantes en cas de de situations dégradées, tant le sentiment d'improvisation dominait.

Question subsidiaire : si ce genre d'incident se produisait à nouveau pendant la semaine du bac, en quoi ne vivrions-nous pas les mêmes conséquences, candidats ou pas ?

Et là, vu la multiplication des incidents, nous demandons à la SNCF une mobilisation réelle de ses équipes, et ce tout au long de l'année ! Si elle veut arrêter de renvoyer une image d'incompétents incapables de faire autre chose que communiquer pour masquer les manquements, elle sait ce qu'il lui reste à faire.

A la gare du nord, la SNCF est en train de changer la signalétique.

Ceci inclut les plans de ligne. La SNCF a vu les choses en grand, puisque ceux-ci occupent des pans de murs.

En soi, ce principe d'affichage est plutôt une bonne idée pour que le voyageur puisse s'y retrouver. Pourtant, les photos qui suivent vont une nouvelle fois montrer qu'entre le principe et l'application il reste un fossé : ceci donne vraiment l'impression que ce travail a été plus que bâclé par la SNCF. La preuve en images :

Hier, le RER D a été perturbé, une nouvelle fois, par un incident survenu sur le RER B.

A Châtelet-les-Halles, ce que nous avons observé par rapport à l'information voyageur nous a montré que le sujet n'était toujours pas maitrisé en situation perturbée.

Retour en images :

Depuis la mise en place de la nouvelle grille horaire en décembre 2013, à en lire le dernier communiqué de presse de la SNCF, la ponctualité de la ligne aurait augmenté de 3 points, pour être aujourd'hui autour de 86%.

Autrement dit, une semaine sur deux, seul un aller simple serait problématique, et l'autre semaine, seul un aller-retour le serait. Avant d'entrer dans le vif su sujet et de vous expliquer comment ceci est bidonné, nous rappellerons juste :
- que la SNCF est environ 6 points en dessous de l'objectif de ponctualité du contrat STIF-SNCF
- que la SNCF, en la personne d'Alain KRAKOVITCH, et le STIF, s'étaient engagés sur une hausse de 8 points de la ponctualité après la mise en place du SA 2014.


En plus de ces rappels, et nous l'avons déjà dit à maintes reprises, nos constats ne sont pas du tout ceux-là. Il n'y a qu'à regarder les statistiques de D-Collector pour s'en convaincre. Mais, selon la SNCF, nos retards seraient du ressenti. Ben voyons !

Nous avions écrit en fin d'année dernière un article sur la maintenance. Malgré les dires de la direction de ligne, les problèmes subsistent. Avec des conséquences qui vont en empirant : après plusieurs témoignages reçus, de nouveaux tombent : l'entassement dans les trains provoque malaise sur malaise. Et ça n'est pas fini !

Pour Sadur, il s'agit bien là de la conséquence des retards et multiples suppressions que les usagers subissent tous les jours. Cette multiplication de malaises ne fait qu'aggraver la situation !

Premier exemple : le 22 janvier dernier, 2 témoignages nous indiquaient que la suppression d'un DICA avait provoqué un malaise dans le train suivant, bien entendu bondé :"je vous signale que, ce matin encore, le train DICA n°150208 au départ de Brunoy à 8h04 et à destination de Paris Gare de Lyon a été supprimé. Cette fois-ci une annonce a bien été faite dans la gare, par haut-parleur.
Cependant, ce problème à été la cause d'un autre incident que l'on ne peut pas décorréler. En effet, le train suivant étant particulièrement bondé, une personne a fait un malaise dans un wagon. Le train est donc resté en gare de Montgeron pendant près de trente minutes. Je vous laisse imaginer l'état des voyageurs debout, tassés dans les wagons attendant que le train redémarre."

et

"On est resté bloqué 22mn en gare de Yerres. Le conducteur indique un malaise voyageur dans le train nous précédant, en gare de Montgeron. Il oublie de dire que le précédent Dica a été supprimé ce qui a causé l'entassement dans le train qui nous précède. Et cet entassement provoque le malaise voyageur. Le taux de Dica supprimés aux heures de pointe est très élevé et provoque des désordres de ce type. "

Lundi 2 février, jour de soi-disant "retour à la normale", de nombreux JOPA, ZOPO et DICA ont été supprimés. Mais quelle surprise, sur la branche Combs les FACA sont à leur tour retardés et circulent avec un retard considérable... Des trous de desserte de 30 minutes ont été constatés !

Les usagers montent donc coûte que coûte, les allées sont pleines à craquer, les plateformes tout autant.... Et les malaises finissent fatalement par arriver... nous avons pu lire un témoignage en ce sens sur notre forum :"A noter qu'encore une fois ce malaise était dû à l'entassement sur la plateforme et ce matin il était impossible d'avancer plus dans les allées car elles étaient déjà archi-bondées"

En tout cas une chose est sûre, les usagers du RER ne se sont pas laissés berner par les jolis billets écrits sur le blog officiel de la ligne :D: qui nous avait annoncé un retour à la normale ! La nouvelle animatrice en a été pour ses frais ce jour !

La SNCF et le STIF sont-ils conscients des conditions de circulation actuelles ? Plutôt que s'auto-congratuler sur des chiffres de régularité totalement biaisés, quel plan d'actions ont-ils à proposer pour pallier les dysfonctionnements de cette ligne poubelle ?

Les usagers prennent le plus souvent le RER car ils ont des obligations à respecter : arriver à l'heure au travail, aux cours, aux examens, aux entretiens et bien d'autres choses encore ! Et ce n'est pas favoriser les malaises en supprimant les trains qui va nous faire croire que la ligne va mieux ! Alors messieurs dames, les voeux sont terminés, il serait temps que vous vous mettiez sérieusement au travail maintenant !

 

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