Depuis une dizaine de jours, nous subissons des plans de transports allégés :
- deux jours sur cinq, en raison de la grève, nous subissons pour le moment un plan de transport très dégradé avec des branches carrément fermées
- Les 3 autres jours, alors que le trafic devrait être proche de la normale, nous avons 2 trains sur 3 en circulation. Le tout en raison d'un "mouvement de grève nationale"

Sauf qu'en creusant un peu:
- nous avons pu lire que SUD avait abandonné leur idée de grève illimité jeudi dernier : http://www.europe1.fr/societe/sncf-le-scenario-dune-greve-illimitee-seloigne-3617660. Donc le prétexte du mouvement de grève nationale est bien bidon 3 jours sur 5;
- nous avons appris, par exemple, qu'hier et aujourd'hui il y a aurait eu uniquement 2 conducteurs grévistes sur la ligne. Et aucun gréviste pour les autres métiers.

Autrement dit, là où d'habitude la direction de ligne tait certains conflits sociaux qui génèrent par ailleurs des suppressions (nous avons de multiples exemples sur ces dernières années), hier et aujourd'hui, pour DEUX grévistes, un tiers des trains est resté sur le carreau, le tout "en raison d'un mouvement de grève nationale" ? Et ce sera encore le cas demain ?

A la limite, nous pouvons comprendre qu'au lendemain d'une grève le trafic soit un peu perturbé le matin de la reprise. Quand on connait la ligne D, on n'est plus à ça près... Et encore, lors des dernières grèves dures, le trafic était directement redevenu normal, il n'y a qu'à consulter les archives de notre forum pour s'en rendre compte. Là on est en train de nous expliquer qu'en raison de 2 jours de grève tous les 5 jours pendant 3 mois (voire plus si affinités ?), nous allons avoir 5 jours sur 5 de plan de transport réduit pendant ces 3 mois ! Sérieusement, de qui se moque-t-on ?

Nous demandons à Ile de France Mobilités , l'autorité organisatrice des transports en Ile de France, de faire le nécessaire pour que les 3 jours "sans grève" :
- la SNCF communique le nombre de grévistes par ligne et par corps de métier (roulants, aiguillages, maintenance)
- que le plan de transports de ces jours soit bien synonyme de trafic normal et donc de répit pour les voyageurs. Nous en avons tous bien besoin
- que si de telles pratiques perdurent, les voyageurs soient indemnisés. Ne rien faire, c'est accepter que la SNCF puisse faire rouler 2/3 de ses trains quand bon lui chante. ce n'est pas vraiment la vision que nous en avons.

Pendant que les mouvements sociaux à venir et le SA2019 occupent le haut de l'affiche du RER D, un autre sujet qui concerne notre ligne a, discrètement, mais sûrement, refait son apparition : celui des fermetures de gares.

En effet, sont prévues, à partir du mois de mai :
- la fermeture du guichet de la gare de Villabé
- La fermeture de l'agence Transilien d'Evry
- La diminution de la présence humaine en soirée en gare d'Orangis - Bois de l'Epine

Image
(la gare de Villabé et son guichet fermé - une situation qui deviendra permanente à compter du 1er mai - Source : Wikipédia)

Ce n'est pas la première fois que nous parlons de ce sujet qui nous tient à coeur : En 2015, SADUR avait déjà fait un article sur le sujet

L'action de Sadur , conjointe avec celle de Sud Rail, avait d'ailleurs permis le maintien de la présence humaine à Orangis Bois de l'Epine. Ce maintien passe donc à la trappe, et Orangis - Bois de l'Epine deviendra donc la seule gare de la branche du Plateau à n'avoir aucune présence humaine en soirée. Pourquoi ? Parce que c'est la seule gare de cette branche pour laquelle le nombre de montants n'excède pas 5000 personnes par jour. La SNCF ne raisonne donc pas en termes de sécurité des voyageurs, mais bel et bien dans une pure logique statistique. Pour la proximité, on repassera...

Notre avis sur l'image renvoyée par ces fermetures et diminution de personnel n'a pas changé depuis 2015, bien au contraire, et ceci, alors que :
- des messages sur les dysfonctionnements sur automates de vente sont régulièrement remontés à la Direction lignes D et R.
- la SNCF et Ile-de-France Mobilités annoncent vouloir lutter contre la fraude
- Avec le SA2019, la SNCF clame qu'elle ne veut pas abandonner les voyageurs au sud de Corbeil
Une nouvelle fois, les actes seront donc malheureusement venus contredire les beaux discours.

Le plus gênant dans ceci ? Cela ne semble choquer personne, notamment Ile de France mobilité. En effet, si cette mesure les avait choqués, n'auraient-ils pas :

- demandé à la SNCF de doter les gares du RER D avec des bornes d'appel comme il en existe ailleurs en Ile-de-France (ex ci-dessous à Bourron-Marlotte, Cf. illustration ci-dessous) ;


Image
- étudié une application de leur contrat moins de rigidité, et déterminer la présence humaine plus avec une logique de branche plutôt qu'avec la logique actuelle par gare ;
- revu à la hausse  les indicateurs contractuels de disponibilité des automates de vente dans ces gares.... bien entendu après avoir fait vérifier l'état des automates à disposition des usagers ?

A moins que ces réductions / suppressions de présence d'agents SNCF ne signifient qu'il sera bientôt gratuit de voyager dans le RER D, vu qu'il n'y aura plus rien pour vendre des billets ?

Le 24 novembre, alors que le principe du SA2019 est officiellement toujours en concertation, du fait qu'il n'a pas encore été validé :
- ni lors du prochain comité de ligne D, celui-ci devant se tenir le 5 décembre 2017;
- ni lors du prochain CA du STIF, celui-ci devant se tenir le 13 décembre 2017

La SNCF a fait une communication au sujet de travaux en gare de Corbeil Essonnes.

Cette communication indique que "Suite à des travaux de rabaissement de quais en gare de Corbeil Essonnes, la circulation de certains trains en journée est modifiée et les arrêts ne sont pas donc marqués dans certaines gares du 13 au 30 novembre et du 1er au 8 décembre.". Le tout avec diverses affiches en pièce jointe annonçant la suppression de 2 trains VUPE et 1 train LOVA (ex ci-dessous, l'affiche de la gare de Corbeil Essonnes).



Comme il n'est pas prévu de faire arriver des TGV en gare de Corbeil Essonnes, la seule explication possible de ce rabaissement de quai semble donc être le début des travaux du SA2019. Nous avons demandé le 27 novembre des explications à la SNCF. Bien entendu, pas de retour... ni de démenti.

Nous en arrivons à la conclusion qu'il s'agit bien de travaux liés au SA2019. Donc, déjà que les réunions de travail, non ouvertes au public, ont bien écorné le principe de concertation qu'il doit y avoir sur ce type de projets, là la SNCF va encore plus fort, en ne se donnant même pas la peine d'attendre la fin de la concertation pour débuter les travaux.

Nous ne doutons pas un instant que le garant de la concertation qui vient d'être nommé par IDF Mobilités (Ex STIF) appréciera cette délicate attention à sa juste valeur.

Tous les usagers du RER D (ou presque) se plaignent à juste titre des suppressions et des retards quotidiens, des incidents à répétition et plus généralement des conditions épouvantables de transport.
Les personnes à mobilité réduite (PMR) ont encore plus de raison de se plaindre de la ligne. Une personne à mobilité réduite, c'est une personne en fauteuil roulant, une personne avec des valises encombrantes ou une poussette, une personne souffrant d'un lumbago ou ayant une jambe plâtrée. Un nombre non négligeable de voyageurs de la ligne sont donc à mobilité réduite un jour ou un autre. Et dans cette situation, ce sont beaucoup de difficultés supplémentaires dans les déplacements, voire une totale impossibilité.

En effet, même si la loi impose que toutes les gares de la SNCF permettent aux PMR de prendre le train en totale autonomie en 2024 (après de multiples reports), force est de constater que ce chantier nous inquiète à plus d’un titre.

Nous vous proposons donc un tour d’horizon sur ce sujet

Un chantier qui ne concerne pas toutes les gares
L'autorité organisatrice a fait le choix de traiter en priorité (et de n'intégrer dans les ADAP, Agenda D'Accessibilité Programmé, donc échéance 2025) que les gares où il y a plus de 5000 montants (vérifier la formulation exacte dans la délibération)
31 gares doivent donc être rendues accessibles. Aujourd'hui, seules X d'entre elles sont accessibles, et seulement avec assistance.

"Accessibles avec assistance" signifie que dans l'état actuel des choses, seule l'accessibilité au quai est possible. En raison de la lacune qui subsiste entre le quai et le plancher du train, un équipement spécifique (passerelle) doit être déployé pour permettre à une personne en fauteuil roulant d'entrer dans le train ou d'en sortir. C'est pourquoi il faut faire appel au service Transilien Accès Plus, au plus tard la veille à 20 heures.
A terme (2018 ?), la réservation ne devrait plus être nécessaire et un agent de gare devrait être disponible (sous quelles conditions)
Voir le site Transilien: https://www.transilien.com/fr/page-edit ... e-handicap


Ce n'est qu'après la mise en service du nouveau matériel (qui fera disparaître l'intervalle entre le quai et le plancher du train) que l'accessibilité pourra être assurée en toute autonomie dans les gares reconnues accessibles.

Parmi ces 31 gares, aucune ne se situe entre Juvisy et Corbeil par Ris-Orangis, aucune ne se situe au sud de Corbeil.

Un chantier qui prend du retard
A ce jour, 14 gares du RER D ont été mises en accessibilité :
- Au nord de la ligne, 3 gares : Stade de France, Garges Sarcelles, Pierrefitte-Stains
- Dans Paris, 2 gares : Gare du Nord et Chatelet-les-Halles
- Au sud de la ligne : 9 gares : Maisons-Alfort-Alfortville, Créteil Pompadour, puis
o Sur la branche Combs : Yerres, Boussy St-Antoine et Combs la Ville
o Sur les branches Corbeil : Juvisy, Grigny Centre, Evry-Courcouronnes Centre, le Bras de Fer

Soit encore 46 gares à mettre en accessibilité d’ici 2024. Le tout sachant que les travaux des mises en accessibilité des gares de la branche Corbeil-Malesherbes, de celles de la branche Corbeil-Melun et de celles de la branche Ris-Orangis ne sont pas financées à ce jour. Mais promis-juré, même si ceci permettrait d’éviter entre 250 et 300m€ de travaux, ceci n’a aucun rapport avec la volonté de la SNCF débrancher ces branches du reste de la ligne pour le SA2019. Libre à vous de nous croire (ou pas) bien entendu…

D’autre part, nous avons appris que les travaux des gares sénértaises, initialement prévues à partir de fin 2018, avaient été repoussés à… au-delà de 2021. Au mieux. Parmi ces gares, celle de Savigny-le-Temple, commune qui abrite la Maison départementale des personnes handicapées. Selon cet article du Parisien, la raison serait des économies à réaliser et non du manque de personnel, comme annoncé aux élus

Bref, la SNCF sera-t-elle à l’heure au rendez-vous pour les JO de Paris ? Rien de moins sûr ! (pourquoi parler des JO subitement ?)
Ces retards sont d’autant plus inquiétants que d’autres aménagements sont indispensables pour augmenter la capacité de trains de la ligne. Et donc si ces plannings dérivent, quand pourrons-nous avoir les trains en plus qu’on nous promet depuis plus de 10 ans ?

De nombreux couacs sur les chantiers déjà menés

La réalisation de plusieurs chantiers a donné lieu à quelques couacs :
- Les premiers chantiers de la branche Combs (Yerres et Boussy-Saint-Antoine) ont été livrés avec plusieurs mois de retard. Notamment pour des raisons de dysfonctionnements d’ascenseurs (nous reviendrons sur ce sujet)
- En gare de Juvisy, la SNCF doit revoir sa copie pour faire rabaisser un quai qu’elle a trop élevé
- A Combs, la gare est accessible, mais quand on veut passer de la gare à la gare routière il faut encore passer quelques marches, car l’EPA Sénart n’a pas été consulté pour réaliser la rampe en même temps que les travaux de la SNCF

Et encore, il s’agit là de ce dont nous avons connaissance.

Ce point est très inquiétant, car par exemple un rehaussement des quais des gares sénartaises à la mauvaise hauteur pourrait remettre en question la pérennité des dessertes express de Sénart au-delà de 2025 ! Ce qui veut dire qu’il faut être vigilant même sur la consistance des travaux.

De nombreuses pannes sur les gares mises en accessibilité

Si de nombreuses pannes d’escalator ou d’ascenseurs nous sont remontées, nous suivons régulièrement la disponibilité de ces équipements depuis le site https://www.vianavigo.com/ascenseurs/ligne/800%3AD
Ce site permet en théorie de savoir d’un clic si l’ascenseur d’une gare donnée fonctionne. Plus précisément :
- S’il est indiqué qu’il ne fonctionne pas, c’est qu’il est avéré qu’il ne fonctionne pas
- S’il est indiqué qu’il fonctionne, il faut cliquer sur le détail de la gare en question, pour vérifier que l’état de fonctionnement est « inconnu à ce jour »

Au-delà de ce détail, nous nous inquiétons du nombre d’équipements en panne alors que déjà ¼ des gares de la ligne est réputé accessible. Il est urgent de s'assurer que les contrats de maintenance sont correctement dimensionnés. Il ne faudrait pas que les équipements permettant l’accessibilité des gares de la ligne D tombe en panne aussi souvent que les trains !

En conclusion, la mise en accessibilité de la ligne D reste un sujet à part entière, qu’il convient de sérieusement reprendre en main. Faute de quoi l’image de la ligne, déjà pas bien fameuse, s’en trouvera encore dégradée…

Pour en savoir plus:
le site de la DRIEA: http://www.driea.ile-de-france.developp ... r2245.html
le site de la SNCF: https://www.accessibilite.sncf.com/la-l ... irecteur-d
le site d'Ile-de-France Mobilités (STIF): https://www.iledefrance-mobilites.fr/le ... transport/
le site du ministère des transports: https://www.ecologique-solidaire.gouv.f ... transports

Si vous nous suivez, vous savez certainement que le STIF, depuis devenu Île-de-France Mobilités, a demandé en janvier 2017 qu'une concertation se tienne sur un nouveau schéma de desserte du RER D. Cette concertation devait alors , en théorie, permettre de valider (ou pas ?) cette modification de desserte.

A ce jour, alors même que le Conseil Régional d'Ile-de-France a fait passer lors de sa commission permanente du 20 septembre une délibération à cette "éventuelle" modification de desserte, nous commençons à entendre que les premières réunions se tiendraient à la mi-octobre. Autrement dit :
- La durée de la concertation devrait être inférieure à 3 mois : une si faible durée, au vu des modifications de desserte envisagées, ne nous parait pas raisonnable. D'ailleurs, quand on voit que sur le RER C, elle durera bien plus longtemps que ça, pourquoi ne fait-on pas de même sur la D ?
- Si le Conseil Régional commence à voter des mesures afférant au SA2019, c'est que la modification de desserte est validée de fait. Aussi, comment peut-on imaginer que cette concertation en sera vraiment une ?

Ceci est d'autant plus paradoxal qu'Île-de-France Mobilités a pris le parti d'investir des sommes importantes dans des consultations durant plusieurs semaines qu'un esprit taquin pourrait qualifier de secondaires:
- le design des tramways T9 et T10: http://www.design-futur-tram.fr/ (41 631 participants)
- le motif des futurs tissus des sièges de nos trains, tramways, bus, ...: http://www.designdevostransports.fr (près de 70 000 participants)
On ne peut que remercier Île-de-France Mobilités de solliciter l'avis des futurs utilisateurs sur ces questions. Mais il serait absurde qu'une consultation de grande envergure ait lieu pour savoir ce que sera le tissu des sièges des trains et qu'une éventuelle concertation sur la modification de la desserte de la ligne D soit bâclée. Les enjeux ne sont pas du tout de la même importance pour les voyageurs: ceux-ci accorderaient-ils autant d'importance à la couleur du tissu des sièges des trains qu'à une modification de la desserte leur imposant une correspondance supplémentaire dans leur trajet quotidien ?

Pour nous, en l'état des choses, la concertation à venir s'apparente à une mascarade. En effet :
- Soit le Conseil Régional et Île-de-France Mobilités ne veulent pas de concertation : dans ce cas qu'ils l'assument. Au moins les choses seront claires.
- Soit ils en veulent une et dans ce cas nous demandons qu'elle se fasse sur le même format que celle du RER C, quitte à ce que le SA2019 ne voit le jour qu'en 2020 ou 2021: schéma ouvert avec une concertation en 3 phases :
(1) comment fonctionne ou pas la ligne ? quels sont les problèmes rencontrés aujourd'hui ? quels sont les problèmes à attendre dans la période 2020-2025 ? objectif: mettre en place un schéma de desserte TEMPORAIRE pour la période 2020-2025 pour passer la période de travaux
Informations attendues des divers acteurs: donner toutes les informations sur les évolutions à venir en termes de logements et d'emplois
(2) premières propositions de la SNCF, débats autour de ces propositions
Informations attendues (supposition): remarques concernant ces propositions
(3) présentation du schéma à peu près définitif avec possibilité d'itérations

Si cette modification de desserte doit apparaître comme bénéfique pour l'ensemble des usagers de la ligne, il devrait être possible d'aboutir à un consensus avec les élus et les voyageurs en évitant le passage en force. Peut-être cela prendra-t-il du temps et fera-t-il reculer la date de mise en œuvre, mais une adaptation aux besoins des usagers n'est-elle pas une réelle nécessité pour un tel projet ?

Le week-end des samedi 12 et dimanche 13 août, d’importants travaux ont été réalisés afin de moderniser le poste d’aiguillage contrôlant la zone au nord de Gare du Nord. Ces travaux ont impliqué d’importantes modifications de dessertes:

* Le samedi 12 jusqu’à 22h30 et le dimanche 13 toute la journée, la ligne D circulait normalement, la ligne B était coupée entre Gare du Nord et Aulnay. Les voyageurs de cette ligne étaient donc invités à prendre un RER D jusqu’à la gare de Stade-de-France puis des bus de substitution en direction des différentes gares entre La Plaine et Aulnay, ainsi que Roissy-CDG1.

* le samedi 12 après 22h30, les restrictions étaient plus importantes puisque l'ensemble des lignes d'Ile-de-France, TER et TGV (y compris Eurostar, Thalys) était concerné
> la ligne D était exploitée en 2 parties: le sud au sud de Gare de Lyon et le nord au départ de Paris-Nord surface.
- dans le sens sud-nord, les trains desservaient St-Denis puis toutes les gares entre Pierrefitte-Stains et Creil. La gare de Stade de France n'était pas desservie;
- dans le sens nord-sud, les trains venant de Creil desservaient toutes les gares jusqu'à Garges Sarcelles, puis St-Denis avant d'arriver à leur terminus à Paris-Nord surface. Ni Pierrefitte-Stains, ni Stade de France n'étaient desservies;
- la gare de Stade de France était desservie par des navettes bus depuis la gare de St-Denis.
> la ligne B étant interrompue entre Châtelet - Les Halles et Aulnay, et la gare de Stade de France n'étant plus desservie, les navettes bus partaient de Gare du Nord (accessible par la ligne 4 du métro) en direction des différentes gares.
> la ligne H était coupée entre Paris-Nord et St-Denis: les voyageurs étaient invités à prendre les trains de la ligne D pour rejoindre cette dernière gare (des missions complémentaires avaient été mises en place entre Paris-Nord et St-Denis à cet effet).

Une affiche dans la gare de Goussainville annonçant les travaux

Ce joli schéma théorique n'allait cependant pas se dérouler tout à fait comme prévu.

Si nous déplorons depuis (trop) longtemps les retards et suppression sur notre ligne de RER, un autre phénomène nous inquiète : il s'agit des guichets fermés, alors qu'ils devraient être ouverts, et des automates de vente ou de validation qui tombent en panne. Dans les deux cas, ces conséquences peuvent occasionner des problèmes aux voyageurs qui n'ont pu s'acheter ou bien valider leur titre de transport.



En effet, ce qui autrefois semblait être l'exception est remonté de plus ou plus souvent, que ce soit par le biais de notre forum / notre formulaire de témoignage, ou bien par le biais de réseaux sociaux.

Voici donc ce que nous avons constaté

Ce jour-là, lundi 19 juin 2017, était un jour de forte chaleur sur toute l’Ile-de-France. Depuis le milieu de la journée, les sections récemment en travaux sur la ligne avaient fait l’objet de limitations de vitesse, ce qui avait entraîné retards et suppressions depuis plusieurs heures.

Comme pratiquement tous les jours ouvrés, je fais ma dernière correspondance de la journée à Châtelet – Les Halles dans l’espoir de trouver un RER D qui me permette d’effectuer la 4e et dernière partie de mon trajet de retour. Il est 18h50.

Depuis plusieurs mois, nous déplorons et remontons, tant à la direction de ligne qu'au STIF, de trop nombreuses suppressions de trains, et des problèmes récurrents de chauffage en cette période hivernale.

La SNCF est parfaitement consciente des suppressions, puisqu'elle a admis que pour les 11 premiers mois de l'année 2015, le taux de suppression des DICA/ZICO était d'environ 17%. La principale cause annoncée étant le manque de matériel de réserve. Nous ajouterons que la dernière journée pour laquelle nous n'avons trouvé aucune suppression est le 8 mai 2015.

La première semaine de 2016 ne nous a malheureusement offert aucun répit, puisque les incidents se sont une nouvelle fois multipliés, rappelant à tous que l'aléa était la règle d'exploitation du RER D. Le tout donc, dans des rames pas forcément chauffées.

Quelle n'a donc pas été notre stupéfaction de lire vendredi 8 janvier matin dans la presse que 2 rames du RER allaient être pelliculées pour célébrer les 120 ans de Gaumont (lien vers l'article). Et pour tout vous dire, notre consternation devant ceci : au moment où les rames du RER D manquent le plus, et au moment où elles ont besoin de vérifications d'entretien poussées, la SNCF choisit d'en retirer deux pour... les faire pelliculer. Bref, il semble n'y avoir ni temps ni argent pour l'entretien courant, par contre dès qu'il s'agit de communication, on en trouve !

Nous n'avons absolument rien contre cinéma, bien au contraire. Un de nos anciens administrateurs a d'ailleurs réalisé des films. Pour autant la SNCF a-t-elle expliqué à Gaumont que ceci risquait de leur faire du 'Bad Buzz' autour de cette opération :
- Pour les usagers sur le quai : comment se demander quand on voit que son train est supprimé, si celui-ci l'est parce qu'il est en train de se faire décorer ? Ou quand les voyageurs verront un train 'Gaumont' arriver, comment ne pas penser 'tiens, mon train supprimé de la semaine dernière !' ? Et si des décérébrés dégradent une des rames en question, celle-ci est-elle retirée de la circulation pour repelliculage à l'identique, donc rames susceptibles d'être davantage supprimées que les autres ?
- pour SADUR aussi : Nous avions demandé  à la rentrée 2015 de faire peindre le toit des wagons, pour que les voyageurs subissent moins la chaleur l'été. Ceci avait d'ailleurs été appuyé par un voeu lors du CA du STIF d'octobre 2015. La SNCF avait alors répondu que ce n'était pas possible. Par contre pelliculer un train, pour du pur fun, sans aucune plus-value pour l'usager ne semble poser aucun problème ?
Dans tous les cas : comment ne pas en conclure qu'on se moque de nous ?

L'article indique que le STIF serait associé à cette 'opération'. Il serait bien, pour montrer une rupture par rapport à l'équipe précédente, que ses nouveaux administrateurs fassent cesser immédiatement cette mascarade. Et qu'on reparle de ce genre d'opérations de communication uniquement quand les suppressions sur le RER D seront de l'histoire ancienne. Priorité à la maintenance, la vraie !

La semaine que nous venons de vivre a été encore une fois absolument déplorable en matière de transport sur notre ligne. Ce fut une succession de pannes, de défauts de signalisation, d'alertes de sécurité , de travaux, entraînant de facto retards et suppressions ! Sans oublier bien entendu l'absence de chauffage et de sono dans certains wagons...rajoutant une forte dose d'inconfort !

Il est évident que la maintenance des rames et des installations fait largement défaut et que la SNCF ne joue pas pleinement le jeu. Or, nous savons pertinemment que l'amélioration de nos conditions de transport passera par la mise en place d'une maintenance de qualité ! La SNCF se doit donc de révolutionner ses pratiques actuelles...passage obligé auquel cas rien ne changera !! C'est un point que nous évoquons malheureusement depuis des années.... et sur lequel nous sommes convaincus qu'il ne s'agit pas d'une fatalité !

Nous pensons que la SNCF fuit ses responsabilités de transporteur . C'est pour cette raison que SADUR demande officiellement :
- à la Présidence de la SNCF que des excuses soient présentées, en son nom, à l'ensemble des clients par affichage et distribution de tracts en gare !
- à la direction de ligne une réunion d'urgence pour identifier les actions à intensifier à court terme.

Nous réitérons également notre invitation à M. Guillaume PEPY de venir "vivre notre vie" de clients de la ligne D sur un trajet de 45 minutes !

Comme à chaque fois que le thermomètre monte un peu au dessus des 30°, le voyage des voyageurs du RER D se transforme en véritable calvaire :
- l'air circule mal dans les rames. Comme celles-ci ne sont pas près d'être climatisées, chaque trajet est synonyme de sauna involontaire. Le RER D étant une ligne de moyenne et grande couronne en majorité, les voyageurs apprécient très modérément...
- l'état du réseau est désastreux. Résultat : des incidents d'infrastructure, toujours plus nombreux, viennent ralentir et remplir encore un peu plus des trains déjà surchargés.

Le problème, c'est que ni la SNCF ni le STIF ne semblent en mesure de proposer quoi que ce soit pour que la situation s'inverse durablement, ils n'ont même pas encore anticipé le remplacement pourtant indispensable de nos trains.

Nous sommes déjà fatigués de subir des trajets fatigants, non pas à cause de la chaleur, mais parce que certains avaient décidé il y a plus de 10 ans qu'il n'était pas nécessaire de climatiser nos rames; si en plus chaque trajet devient synonyme de perturbation, la situation ne va plus être tenable !

Donc, concrètement, messieurs dames les décideurs, comment avance-t-on ?
 
N'hésitez pas à commenter cet article dans notre forum ! : >> clic <<

Informations supplémentaires