Si vous nous suivez, vous savez certainement que le STIF, depuis devenu Île-de-France Mobilités, a demandé en janvier 2017 qu'une concertation se tienne sur un nouveau schéma de desserte du RER D. Cette concertation devait alors , en théorie, permettre de valider (ou pas ?) cette modification de desserte.

A ce jour, alors même que le Conseil Régional d'Ile-de-France a fait passer lors de sa commission permanente du 20 septembre une délibération à cette "éventuelle" modification de desserte, nous commençons à entendre que les premières réunions se tiendraient à la mi-octobre. Autrement dit :
- La durée de la concertation devrait être inférieure à 3 mois : une si faible durée, au vu des modifications de desserte envisagées, ne nous parait pas raisonnable. D'ailleurs, quand on voit que sur le RER C, elle durera bien plus longtemps que ça, pourquoi ne fait-on pas de même sur la D ?
- Si le Conseil Régional commence à voter des mesures afférant au SA2019, c'est que la modification de desserte est validée de fait. Aussi, comment peut-on imaginer que cette concertation en sera vraiment une ?

Ceci est d'autant plus paradoxal qu'Île-de-France Mobilités a pris le parti d'investir des sommes importantes dans des consultations durant plusieurs semaines qu'un esprit taquin pourrait qualifier de secondaires:
- le design des tramways T9 et T10: http://www.design-futur-tram.fr/ (41 631 participants)
- le motif des futurs tissus des sièges de nos trains, tramways, bus, ...: http://www.designdevostransports.fr (près de 70 000 participants)
On ne peut que remercier Île-de-France Mobilités de solliciter l'avis des futurs utilisateurs sur ces questions. Mais il serait absurde qu'une consultation de grande envergure ait lieu pour savoir ce que sera le tissu des sièges des trains et qu'une éventuelle concertation sur la modification de la desserte de la ligne D soit bâclée. Les enjeux ne sont pas du tout de la même importance pour les voyageurs: ceux-ci accorderaient-ils autant d'importance à la couleur du tissu des sièges des trains qu'à une modification de la desserte leur imposant une correspondance supplémentaire dans leur trajet quotidien ?

Pour nous, en l'état des choses, la concertation à venir s'apparente à une mascarade. En effet :
- Soit le Conseil Régional et Île-de-France Mobilités ne veulent pas de concertation : dans ce cas qu'ils l'assument. Au moins les choses seront claires.
- Soit ils en veulent une et dans ce cas nous demandons qu'elle se fasse sur le même format que celle du RER C, quitte à ce que le SA2019 ne voit le jour qu'en 2020 ou 2021: schéma ouvert avec une concertation en 3 phases :
(1) comment fonctionne ou pas la ligne ? quels sont les problèmes rencontrés aujourd'hui ? quels sont les problèmes à attendre dans la période 2020-2025 ? objectif: mettre en place un schéma de desserte TEMPORAIRE pour la période 2020-2025 pour passer la période de travaux
Informations attendues des divers acteurs: donner toutes les informations sur les évolutions à venir en termes de logements et d'emplois
(2) premières propositions de la SNCF, débats autour de ces propositions
Informations attendues (supposition): remarques concernant ces propositions
(3) présentation du schéma à peu près définitif avec possibilité d'itérations

Si cette modification de desserte doit apparaître comme bénéfique pour l'ensemble des usagers de la ligne, il devrait être possible d'aboutir à un consensus avec les élus et les voyageurs en évitant le passage en force. Peut-être cela prendra-t-il du temps et fera-t-il reculer la date de mise en œuvre, mais une adaptation aux besoins des usagers n'est-elle pas une réelle nécessité pour un tel projet ?

Le week-end des samedi 12 et dimanche 13 août, d’importants travaux ont été réalisés afin de moderniser le poste d’aiguillage contrôlant la zone au nord de Gare du Nord. Ces travaux ont impliqué d’importantes modifications de dessertes:

* Le samedi 12 jusqu’à 22h30 et le dimanche 13 toute la journée, la ligne D circulait normalement, la ligne B était coupée entre Gare du Nord et Aulnay. Les voyageurs de cette ligne étaient donc invités à prendre un RER D jusqu’à la gare de Stade-de-France puis des bus de substitution en direction des différentes gares entre La Plaine et Aulnay, ainsi que Roissy-CDG1.

* le samedi 12 après 22h30, les restrictions étaient plus importantes puisque l'ensemble des lignes d'Ile-de-France, TER et TGV (y compris Eurostar, Thalys) était concerné
> la ligne D était exploitée en 2 parties: le sud au sud de Gare de Lyon et le nord au départ de Paris-Nord surface.
- dans le sens sud-nord, les trains desservaient St-Denis puis toutes les gares entre Pierrefitte-Stains et Creil. La gare de Stade de France n'était pas desservie;
- dans le sens nord-sud, les trains venant de Creil desservaient toutes les gares jusqu'à Garges Sarcelles, puis St-Denis avant d'arriver à leur terminus à Paris-Nord surface. Ni Pierrefitte-Stains, ni Stade de France n'étaient desservies;
- la gare de Stade de France était desservie par des navettes bus depuis la gare de St-Denis.
> la ligne B étant interrompue entre Châtelet - Les Halles et Aulnay, et la gare de Stade de France n'étant plus desservie, les navettes bus partaient de Gare du Nord (accessible par la ligne 4 du métro) en direction des différentes gares.
> la ligne H était coupée entre Paris-Nord et St-Denis: les voyageurs étaient invités à prendre les trains de la ligne D pour rejoindre cette dernière gare (des missions complémentaires avaient été mises en place entre Paris-Nord et St-Denis à cet effet).

Une affiche dans la gare de Goussainville annonçant les travaux

Ce joli schéma théorique n'allait cependant pas se dérouler tout à fait comme prévu.

Si nous déplorons depuis (trop) longtemps les retards et suppression sur notre ligne de RER, un autre phénomène nous inquiète : il s'agit des guichets fermés, alors qu'ils devraient être ouverts, et des automates de vente ou de validation qui tombent en panne. Dans les deux cas, ces conséquences peuvent occasionner des problèmes aux voyageurs qui n'ont pu s'acheter ou bien valider leur titre de transport.



En effet, ce qui autrefois semblait être l'exception est remonté de plus ou plus souvent, que ce soit par le biais de notre forum / notre formulaire de témoignage, ou bien par le biais de réseaux sociaux.

Voici donc ce que nous avons constaté

Ce jour-là, lundi 19 juin 2017, était un jour de forte chaleur sur toute l’Ile-de-France. Depuis le milieu de la journée, les sections récemment en travaux sur la ligne avaient fait l’objet de limitations de vitesse, ce qui avait entraîné retards et suppressions depuis plusieurs heures.

Comme pratiquement tous les jours ouvrés, je fais ma dernière correspondance de la journée à Châtelet – Les Halles dans l’espoir de trouver un RER D qui me permette d’effectuer la 4e et dernière partie de mon trajet de retour. Il est 18h50.

Depuis plusieurs mois, nous déplorons et remontons, tant à la direction de ligne qu'au STIF, de trop nombreuses suppressions de trains, et des problèmes récurrents de chauffage en cette période hivernale.

La SNCF est parfaitement consciente des suppressions, puisqu'elle a admis que pour les 11 premiers mois de l'année 2015, le taux de suppression des DICA/ZICO était d'environ 17%. La principale cause annoncée étant le manque de matériel de réserve. Nous ajouterons que la dernière journée pour laquelle nous n'avons trouvé aucune suppression est le 8 mai 2015.

La première semaine de 2016 ne nous a malheureusement offert aucun répit, puisque les incidents se sont une nouvelle fois multipliés, rappelant à tous que l'aléa était la règle d'exploitation du RER D. Le tout donc, dans des rames pas forcément chauffées.

Quelle n'a donc pas été notre stupéfaction de lire vendredi 8 janvier matin dans la presse que 2 rames du RER allaient être pelliculées pour célébrer les 120 ans de Gaumont (lien vers l'article). Et pour tout vous dire, notre consternation devant ceci : au moment où les rames du RER D manquent le plus, et au moment où elles ont besoin de vérifications d'entretien poussées, la SNCF choisit d'en retirer deux pour... les faire pelliculer. Bref, il semble n'y avoir ni temps ni argent pour l'entretien courant, par contre dès qu'il s'agit de communication, on en trouve !

Nous n'avons absolument rien contre cinéma, bien au contraire. Un de nos anciens administrateurs a d'ailleurs réalisé des films. Pour autant la SNCF a-t-elle expliqué à Gaumont que ceci risquait de leur faire du 'Bad Buzz' autour de cette opération :
- Pour les usagers sur le quai : comment se demander quand on voit que son train est supprimé, si celui-ci l'est parce qu'il est en train de se faire décorer ? Ou quand les voyageurs verront un train 'Gaumont' arriver, comment ne pas penser 'tiens, mon train supprimé de la semaine dernière !' ? Et si des décérébrés dégradent une des rames en question, celle-ci est-elle retirée de la circulation pour repelliculage à l'identique, donc rames susceptibles d'être davantage supprimées que les autres ?
- pour SADUR aussi : Nous avions demandé  à la rentrée 2015 de faire peindre le toit des wagons, pour que les voyageurs subissent moins la chaleur l'été. Ceci avait d'ailleurs été appuyé par un voeu lors du CA du STIF d'octobre 2015. La SNCF avait alors répondu que ce n'était pas possible. Par contre pelliculer un train, pour du pur fun, sans aucune plus-value pour l'usager ne semble poser aucun problème ?
Dans tous les cas : comment ne pas en conclure qu'on se moque de nous ?

L'article indique que le STIF serait associé à cette 'opération'. Il serait bien, pour montrer une rupture par rapport à l'équipe précédente, que ses nouveaux administrateurs fassent cesser immédiatement cette mascarade. Et qu'on reparle de ce genre d'opérations de communication uniquement quand les suppressions sur le RER D seront de l'histoire ancienne. Priorité à la maintenance, la vraie !

La semaine que nous venons de vivre a été encore une fois absolument déplorable en matière de transport sur notre ligne. Ce fut une succession de pannes, de défauts de signalisation, d'alertes de sécurité , de travaux, entraînant de facto retards et suppressions ! Sans oublier bien entendu l'absence de chauffage et de sono dans certains wagons...rajoutant une forte dose d'inconfort !

Il est évident que la maintenance des rames et des installations fait largement défaut et que la SNCF ne joue pas pleinement le jeu. Or, nous savons pertinemment que l'amélioration de nos conditions de transport passera par la mise en place d'une maintenance de qualité ! La SNCF se doit donc de révolutionner ses pratiques actuelles...passage obligé auquel cas rien ne changera !! C'est un point que nous évoquons malheureusement depuis des années.... et sur lequel nous sommes convaincus qu'il ne s'agit pas d'une fatalité !

Nous pensons que la SNCF fuit ses responsabilités de transporteur . C'est pour cette raison que SADUR demande officiellement :
- à la Présidence de la SNCF que des excuses soient présentées, en son nom, à l'ensemble des clients par affichage et distribution de tracts en gare !
- à la direction de ligne une réunion d'urgence pour identifier les actions à intensifier à court terme.

Nous réitérons également notre invitation à M. Guillaume PEPY de venir "vivre notre vie" de clients de la ligne D sur un trajet de 45 minutes !

Comme à chaque fois que le thermomètre monte un peu au dessus des 30°, le voyage des voyageurs du RER D se transforme en véritable calvaire :
- l'air circule mal dans les rames. Comme celles-ci ne sont pas près d'être climatisées, chaque trajet est synonyme de sauna involontaire. Le RER D étant une ligne de moyenne et grande couronne en majorité, les voyageurs apprécient très modérément...
- l'état du réseau est désastreux. Résultat : des incidents d'infrastructure, toujours plus nombreux, viennent ralentir et remplir encore un peu plus des trains déjà surchargés.

Le problème, c'est que ni la SNCF ni le STIF ne semblent en mesure de proposer quoi que ce soit pour que la situation s'inverse durablement, ils n'ont même pas encore anticipé le remplacement pourtant indispensable de nos trains.

Nous sommes déjà fatigués de subir des trajets fatigants, non pas à cause de la chaleur, mais parce que certains avaient décidé il y a plus de 10 ans qu'il n'était pas nécessaire de climatiser nos rames; si en plus chaque trajet devient synonyme de perturbation, la situation ne va plus être tenable !

Donc, concrètement, messieurs dames les décideurs, comment avance-t-on ?
 
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Dans le précédent billet "Le RER D passe le bac... avec le niveau brevet ?", la phrase  "Tous (sic) nos équipes en gare et de production sont mobilisées sur la ligne D. Nous assurons une mise sous veille renforcée de la production avec un objectif de ponctualité revu à la hausse. Avec des points de vigilance particuliers sur les travaux, le renforcement du suivi des trains au départ, la mise sous veille de la disponibilité des rames." nous faisait nous interroger sur ce qu'il fallait comprendre quant à la mobilisation des agents le reste de l'année.

Ironie du sort, une grève viendra perturber demain le RER D.

Ceci montre en tous cas que les communications de la SNCF :

- Non seulement reposent sur du vent : cette grève vient contredire la campagne de communication précédente... dès le lendemain de la fin des épreuves écrites du bac général. Et tant pis si d'autres ont encore des examens, oraux par exemple...

- Sont pour le moins approximatives : demain , au sud de Corbeil, en heures creuses, il y aura un train toutes les 2 heures, alors que le trafiic est annoncé "légèrement perturbé". Cherchez l'erreur...

- Mais deviennent aussi contre-productives : la SNCF renvoie à ses usagers l' image d'entreprise qui communique, parce qu'elle essaye de cacher qu'elle ne sait plus gérer les affaires courantes

Comment dans ce cas peut-on faire confiance à ce que dit la SNCF ? Une fois cette confiance perdue, comment peut-on s'étonner que finalement plus grand monde ne prête attention aux annonces et affiches de la SNCF, même quand elles annoncent à juste titre de gros travaux par exemple ?

Si la SNCF veut être entendue de ses usagers, il serait temps qu'elle commence par faire son auto-critique et revoir sa communication pour se consacrer à l'essentiel : ce que le voyageur a besoin d'entendre. Et rien d'autre. Ce sera déjà un bon premier pas.

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Vendredi 12 juin, en milieu de journée, la SNCF a envoyé un communiqué intitulé 'le RER D passe le bac'.

Il est notamment précisé que : "Tous (sic) nos équipes en gare et de production sont mobilisées sur la ligne D.

Nous assurons une mise sous veille renforcée de la production avec un objectif de ponctualité revu à la hausse.
Avec des points de vigilance particuliers sur les travaux, le renforcement du suivi des trains au départ, la mise sous veille de la disponibilité des rames.
" Que doit-on en déduire pour la mobilisation des équipes le reste de l'année ?


Ce que nous avons tous vécu vendredi soir a rappelé la SNCF à la situation de la ligne qu'elle gère, et à ses manquements récurrents.

Nous avions déjà dénoncé l'an dernier un enfumage médiatique de la SNCF à ce sujet.

Cette année, c'est la SNCF qui se retrouve prise à son propre jeu : de la communication pour annoncer monts et merveilles à ceux qui ne prennent pas la ligne, mais, sur le terrain, une médiocrité affligeante ces dernières semaines subie par ceux qui la prennent . La SNCF bachote peut-être pour le bac, mais en contrôle continu elle serait recalée depuis belle lurette !

Vendredi, la SNCF a réussi à planter un poste d'aiguillage. Ce genre d'exploit interroge une nouvelle fois sur :
- la façon dont la SNCF entretient ses équipements
- Les choix techniques pour un système fonctionnel critique de conception récente où une panne rend l'ensemble de l'installation inutilisable.
- les procédures existantes en cas de de situations dégradées, tant le sentiment d'improvisation dominait.

Question subsidiaire : si ce genre d'incident se produisait à nouveau pendant la semaine du bac, en quoi ne vivrions-nous pas les mêmes conséquences, candidats ou pas ?

Et là, vu la multiplication des incidents, nous demandons à la SNCF une mobilisation réelle de ses équipes, et ce tout au long de l'année ! Si elle veut arrêter de renvoyer une image d'incompétents incapables de faire autre chose que communiquer pour masquer les manquements, elle sait ce qu'il lui reste à faire.

A la gare du nord, la SNCF est en train de changer la signalétique.

Ceci inclut les plans de ligne. La SNCF a vu les choses en grand, puisque ceux-ci occupent des pans de murs.

En soi, ce principe d'affichage est plutôt une bonne idée pour que le voyageur puisse s'y retrouver. Pourtant, les photos qui suivent vont une nouvelle fois montrer qu'entre le principe et l'application il reste un fossé : ceci donne vraiment l'impression que ce travail a été plus que bâclé par la SNCF. La preuve en images :

Hier, le RER D a été perturbé, une nouvelle fois, par un incident survenu sur le RER B.

A Châtelet-les-Halles, ce que nous avons observé par rapport à l'information voyageur nous a montré que le sujet n'était toujours pas maitrisé en situation perturbée.

Retour en images :

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