Comme à chaque fois que le thermomètre monte un peu au dessus des 30°, le voyage des voyageurs du RER D se transforme en véritable calvaire :
- l'air circule mal dans les rames. Comme celles-ci ne sont pas près d'être climatisées, chaque trajet est synonyme de sauna involontaire. Le RER D étant une ligne de moyenne et grande couronne en majorité, les voyageurs apprécient très modérément...
- l'état du réseau est désastreux. Résultat : des incidents d'infrastructure, toujours plus nombreux, viennent ralentir et remplir encore un peu plus des trains déjà surchargés.

Le problème, c'est que ni la SNCF ni le STIF ne semblent en mesure de proposer quoi que ce soit pour que la situation s'inverse durablement, ils n'ont même pas encore anticipé le remplacement pourtant indispensable de nos trains.

Nous sommes déjà fatigués de subir des trajets fatigants, non pas à cause de la chaleur, mais parce que certains avaient décidé il y a plus de 10 ans qu'il n'était pas nécessaire de climatiser nos rames; si en plus chaque trajet devient synonyme de perturbation, la situation ne va plus être tenable !

Donc, concrètement, messieurs dames les décideurs, comment avance-t-on ?
 
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Dans le précédent billet "Le RER D passe le bac... avec le niveau brevet ?", la phrase  "Tous (sic) nos équipes en gare et de production sont mobilisées sur la ligne D. Nous assurons une mise sous veille renforcée de la production avec un objectif de ponctualité revu à la hausse. Avec des points de vigilance particuliers sur les travaux, le renforcement du suivi des trains au départ, la mise sous veille de la disponibilité des rames." nous faisait nous interroger sur ce qu'il fallait comprendre quant à la mobilisation des agents le reste de l'année.

Ironie du sort, une grève viendra perturber demain le RER D.

Ceci montre en tous cas que les communications de la SNCF :

- Non seulement reposent sur du vent : cette grève vient contredire la campagne de communication précédente... dès le lendemain de la fin des épreuves écrites du bac général. Et tant pis si d'autres ont encore des examens, oraux par exemple...

- Sont pour le moins approximatives : demain , au sud de Corbeil, en heures creuses, il y aura un train toutes les 2 heures, alors que le trafiic est annoncé "légèrement perturbé". Cherchez l'erreur...

- Mais deviennent aussi contre-productives : la SNCF renvoie à ses usagers l' image d'entreprise qui communique, parce qu'elle essaye de cacher qu'elle ne sait plus gérer les affaires courantes

Comment dans ce cas peut-on faire confiance à ce que dit la SNCF ? Une fois cette confiance perdue, comment peut-on s'étonner que finalement plus grand monde ne prête attention aux annonces et affiches de la SNCF, même quand elles annoncent à juste titre de gros travaux par exemple ?

Si la SNCF veut être entendue de ses usagers, il serait temps qu'elle commence par faire son auto-critique et revoir sa communication pour se consacrer à l'essentiel : ce que le voyageur a besoin d'entendre. Et rien d'autre. Ce sera déjà un bon premier pas.

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Vendredi 12 juin, en milieu de journée, la SNCF a envoyé un communiqué intitulé 'le RER D passe le bac'.

Il est notamment précisé que : "Tous (sic) nos équipes en gare et de production sont mobilisées sur la ligne D.

Nous assurons une mise sous veille renforcée de la production avec un objectif de ponctualité revu à la hausse.
Avec des points de vigilance particuliers sur les travaux, le renforcement du suivi des trains au départ, la mise sous veille de la disponibilité des rames.
" Que doit-on en déduire pour la mobilisation des équipes le reste de l'année ?


Ce que nous avons tous vécu vendredi soir a rappelé la SNCF à la situation de la ligne qu'elle gère, et à ses manquements récurrents.

Nous avions déjà dénoncé l'an dernier un enfumage médiatique de la SNCF à ce sujet.

Cette année, c'est la SNCF qui se retrouve prise à son propre jeu : de la communication pour annoncer monts et merveilles à ceux qui ne prennent pas la ligne, mais, sur le terrain, une médiocrité affligeante ces dernières semaines subie par ceux qui la prennent . La SNCF bachote peut-être pour le bac, mais en contrôle continu elle serait recalée depuis belle lurette !

Vendredi, la SNCF a réussi à planter un poste d'aiguillage. Ce genre d'exploit interroge une nouvelle fois sur :
- la façon dont la SNCF entretient ses équipements
- Les choix techniques pour un système fonctionnel critique de conception récente où une panne rend l'ensemble de l'installation inutilisable.
- les procédures existantes en cas de de situations dégradées, tant le sentiment d'improvisation dominait.

Question subsidiaire : si ce genre d'incident se produisait à nouveau pendant la semaine du bac, en quoi ne vivrions-nous pas les mêmes conséquences, candidats ou pas ?

Et là, vu la multiplication des incidents, nous demandons à la SNCF une mobilisation réelle de ses équipes, et ce tout au long de l'année ! Si elle veut arrêter de renvoyer une image d'incompétents incapables de faire autre chose que communiquer pour masquer les manquements, elle sait ce qu'il lui reste à faire.

A la gare du nord, la SNCF est en train de changer la signalétique.

Ceci inclut les plans de ligne. La SNCF a vu les choses en grand, puisque ceux-ci occupent des pans de murs.

En soi, ce principe d'affichage est plutôt une bonne idée pour que le voyageur puisse s'y retrouver. Pourtant, les photos qui suivent vont une nouvelle fois montrer qu'entre le principe et l'application il reste un fossé : ceci donne vraiment l'impression que ce travail a été plus que bâclé par la SNCF. La preuve en images :

Hier, le RER D a été perturbé, une nouvelle fois, par un incident survenu sur le RER B.

A Châtelet-les-Halles, ce que nous avons observé par rapport à l'information voyageur nous a montré que le sujet n'était toujours pas maitrisé en situation perturbée.

Retour en images :

Depuis la mise en place de la nouvelle grille horaire en décembre 2013, à en lire le dernier communiqué de presse de la SNCF, la ponctualité de la ligne aurait augmenté de 3 points, pour être aujourd'hui autour de 86%.

Autrement dit, une semaine sur deux, seul un aller simple serait problématique, et l'autre semaine, seul un aller-retour le serait. Avant d'entrer dans le vif su sujet et de vous expliquer comment ceci est bidonné, nous rappellerons juste :
- que la SNCF est environ 6 points en dessous de l'objectif de ponctualité du contrat STIF-SNCF
- que la SNCF, en la personne d'Alain KRAKOVITCH, et le STIF, s'étaient engagés sur une hausse de 8 points de la ponctualité après la mise en place du SA 2014.


En plus de ces rappels, et nous l'avons déjà dit à maintes reprises, nos constats ne sont pas du tout ceux-là. Il n'y a qu'à regarder les statistiques de D-Collector pour s'en convaincre. Mais, selon la SNCF, nos retards seraient du ressenti. Ben voyons !

Nous avions écrit en fin d'année dernière un article sur la maintenance. Malgré les dires de la direction de ligne, les problèmes subsistent. Avec des conséquences qui vont en empirant : après plusieurs témoignages reçus, de nouveaux tombent : l'entassement dans les trains provoque malaise sur malaise. Et ça n'est pas fini !

Pour Sadur, il s'agit bien là de la conséquence des retards et multiples suppressions que les usagers subissent tous les jours. Cette multiplication de malaises ne fait qu'aggraver la situation !

Premier exemple : le 22 janvier dernier, 2 témoignages nous indiquaient que la suppression d'un DICA avait provoqué un malaise dans le train suivant, bien entendu bondé :"je vous signale que, ce matin encore, le train DICA n°150208 au départ de Brunoy à 8h04 et à destination de Paris Gare de Lyon a été supprimé. Cette fois-ci une annonce a bien été faite dans la gare, par haut-parleur.
Cependant, ce problème à été la cause d'un autre incident que l'on ne peut pas décorréler. En effet, le train suivant étant particulièrement bondé, une personne a fait un malaise dans un wagon. Le train est donc resté en gare de Montgeron pendant près de trente minutes. Je vous laisse imaginer l'état des voyageurs debout, tassés dans les wagons attendant que le train redémarre."

et

"On est resté bloqué 22mn en gare de Yerres. Le conducteur indique un malaise voyageur dans le train nous précédant, en gare de Montgeron. Il oublie de dire que le précédent Dica a été supprimé ce qui a causé l'entassement dans le train qui nous précède. Et cet entassement provoque le malaise voyageur. Le taux de Dica supprimés aux heures de pointe est très élevé et provoque des désordres de ce type. "

Lundi 2 février, jour de soi-disant "retour à la normale", de nombreux JOPA, ZOPO et DICA ont été supprimés. Mais quelle surprise, sur la branche Combs les FACA sont à leur tour retardés et circulent avec un retard considérable... Des trous de desserte de 30 minutes ont été constatés !

Les usagers montent donc coûte que coûte, les allées sont pleines à craquer, les plateformes tout autant.... Et les malaises finissent fatalement par arriver... nous avons pu lire un témoignage en ce sens sur notre forum :"A noter qu'encore une fois ce malaise était dû à l'entassement sur la plateforme et ce matin il était impossible d'avancer plus dans les allées car elles étaient déjà archi-bondées"

En tout cas une chose est sûre, les usagers du RER ne se sont pas laissés berner par les jolis billets écrits sur le blog officiel de la ligne :D: qui nous avait annoncé un retour à la normale ! La nouvelle animatrice en a été pour ses frais ce jour !

La SNCF et le STIF sont-ils conscients des conditions de circulation actuelles ? Plutôt que s'auto-congratuler sur des chiffres de régularité totalement biaisés, quel plan d'actions ont-ils à proposer pour pallier les dysfonctionnements de cette ligne poubelle ?

Les usagers prennent le plus souvent le RER car ils ont des obligations à respecter : arriver à l'heure au travail, aux cours, aux examens, aux entretiens et bien d'autres choses encore ! Et ce n'est pas favoriser les malaises en supprimant les trains qui va nous faire croire que la ligne va mieux ! Alors messieurs dames, les voeux sont terminés, il serait temps que vous vous mettiez sérieusement au travail maintenant !

 

Le mercredi 28 janvier, un TGV a déraillé à la gare de Lyon. Ce jeudi 29, c'est toute la ligne D qui a subi les conséquences. Et il les subira jusqu'à ce week-end. Au moins.

Une nouvelle fois, le RER D a donc été sacrifié, pour permettre à la SNCF de dire que "Conformément aux prévisions, 95% du trafic Paris<>province est assuré".

Ce sacrifice est d'autant plus inadmissible que :
- l'information voyageurs, le matin, n'a pas permis aux voyageurs de prendre pleinement conscience de l'ampleur de la perturbation, et de changer leur fusil d'épaule. C'est une fois dans le train - et en lisant le forum de SADUR - qu'ils comprenaient que c'était bien pire qu'annoncé.
 
infogare
(Infogare à Cesson : à part les suppression, aucune information sur les retards. Il y en avait déjà)

- Les trains ont été rendus terminus prématurément sans aucune annonce préalable. Les voyageurs n'avaient plus qu'à descendre du train et se D-brouiller
- Les conditions de sécurité des voyageurs du RER D ont été plus que discutables. Il n'y a qu'à voir la photo ci-dessous du quai de Créteil-Pompadour pour se rendre compte que nous sommes passés très près d'un suraccident. A part ça un seul quai suffit pour cette gare, n'est-ce pas :

- Sur le quai, les voyageurs pouvaient observer que TOUS les autres trafics que le RER D roulaient à vitesse à peu près normale.

Les conséquences ont été désastreuses. Pour de nombreuses personnes, obligation de prendre des heures, voire des demi-journées de congés. Pour d'autres, retenues sur salaires. Pour d'autres, rendez-vous manqués. Heureusement qu'on n'était pas en période de partiels ou de concours...

Nous entendons que la situation était compliquée. Pour autant, ce matin, la SNCF a une nouvelle fois montré son incapacité à limiter les conséquences d'une perturbation qu'elle a elle même généré, faute d'entretien. Et en essayant de minimiser la communication sur ce qui se passait réellement, elle a une nouvelle fois renvoyé une image de mépris et d'irresponsabilité vis-à-vis des voyageurs qu'elle transporte. Et que de toute façon elle n'indemnisera pas.

Plus que des explications non fumeuses, ce sont de vraies excuses que nous attendons.

Depuis la mise en place du SA2014, le 14 décembre 2013, nous ne cessons de déplorer un nombre de suppressions de trains anormalement élevé.

Oh la belle bleue !


Sans cesse, la SNCF s'est voulue rassurante, nous promettant une diminution du nombre de suppressions de trains :
- les trains supplémentaires allaient arriver. Certes, mais entre temps des petits gris ont pris feu et/ou ont été radiés ;
- la réorganisation du travail dans les ateliers allait permettre d'augmenter le nombre d'opérations de maintenance la nuit, le tout sur la base de lean management (un terme savant qui a pour objectif d'optimiser les enchainements d'opérations de maintenance pour qu'ils prennent le moins de temps possible) ;
- même quand nous avons évoqué l'inaccessibilité du technicentre des Ardoines (habituellement sollicité en début d'automne pour une revue annuelle du parc Z2n de la D) suite à l'incendie de Vitry en juillet, on nous a répondu que tout était sous contrôle.

Comme cela avait été annoncé, les 2 semaines des vacances scolaires de la Toussaint auront été marquées par des travaux très importants de "modernisation" de l'infrastructure en divers points du sud de la ligne :
- travaux sur la branche Melun du lundi au vendredi avec réduction du nombre de trains, en particulier sur Combs - Melun (-75 % en pointe)
- travaux sur la branche Corbeil tout le week-end de Toussaint avec suspension de la desserte ferroviaire de Corbeil depuis Evry-Val de Seine et Le Bras de Fer

La semaine dernière, suite à la publication par le STIF du bulletin trimestriel de qualité de service, nous avons pu lire dans la presse que "les chiffres parlaient", et que "la situation du RER D s'était améliorée".

Etrange ! Nous, qui prenons la ligne quotidiennement, qui subissons ses aléas, suppressions, et incidents en tous genres, n'avons pas remarqué que la situation était meilleure que celle de l'an passé.

Pourtant, vu l'allongement des temps de parcours que nous subissons depuis plus de 10 mois maintenant, nous aurions dû avoir le temps de nous rendre compte de cette "amélioration", non ? Et si en fait un nouveau désenfumage était nécessaire pour mieux comprendre la situation ?

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