Le service de la Communication de la SNCF est exceptionnel. Il est même redoutablement efficace !

Par contre, il n’aime absolument pas que l’on critique l’entreprise, que l’on s’oppose à elle ou que l’on mette en évidence ses erreurs et ses dysfonctionnements.

Par son action régulière pour défendre les usagers de la ligne D, par ses propositions, par ses contacts et échanges avec les élus, par sa notoriété, par ses Communiqués de Presse qui mettent en évidence les défaillances de la ligne D, par l’audience de son site internet,… l’association SaDur dérange et gêne la SNCF. Alors, ne souhaitant pas se justifier, ne voulant pas expliquer les manquements à la sécurité pointés par l’association, ne cherchant pas à reconnaitre ses erreurs… on préfère l’insulter.

Ainsi, dans un article du journal Le Parisien, daté du 2 février 2010, on peut lire que la SNCF taxe SaDur de « professionnels de l’agitation » !

La SNCF aurait certainement préféré avoir en face d’elle une association de passionnés de transports ferroviaire, une association docile qui demanderait son autorisation avant de publier un article ou communiquer ses informations aux élus ou à la presse. Au pire, elle aurait aimé que les réunions avec elle se limitent à débattre du nombre de rames en circulation, de la couleur des sièges de la ligne, de la forme des écrans, du patinage des motrices en hiver, des feuilles mortes, …  bref, que l’association se cantonne à des sujets techniques simples qui ne l’obligent pas à se justifier et à rendre des comptes à ses clients.

Malheureusement pour elle, SaDur n’est pas un fan club. Ce n’est pas non plus une association de passionnés de tricots en transports en commun (avec tout le respect que nous devons à ceux qui s’occupent ainsi durant leurs trajets), et ce n’est pas un comité de défense d’intérêts particuliers et locaux.

La SNCF n’aime pas l’association SaDur, c’est un fait et elle peut le dire. Elle peut inonder la presse et les élus de communiqués triomphants qui ne correspondent pas aux attentes des usagers. Elle peut oublier ses promesses et accuser les autres (RFF, STIF, RATP, usagers, météo, …) d’être la cause de tous ses malheurs. Dans tous les cas, elle gagnera le concours de la Communication ; mais pas celui de l’information utile et pertinente pour les usagers.

Alors, où sont les professionnels ? Qui maitrise la Désinformation ?


› Article du journal Le Parisien du 2 fevrier 2010
› Presentation de l'association SaDur

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