Malgré un délai très court de préparation et d’information, plus de 100 personnes se sont réunies devant la gare de Yerres pour exprimer, avec leurs élus, l’exaspération qu’elles ressentent face aux dysfonctionnements incessants de la ligne D du RER.


L’association SaDur insiste sur le fait qu’au-delà des pannes et des incidents qui perturbent régulièrement la ligne, il y a aussi la manière dont la SNCF gère ces événements et s’occupe des voyageurs bloqués dans les trains.

Ce nouveau comportement s’ajoute à la liste des autres causes de notre mécontentement : irrégularité chronique, pannes incessantes, suppression de trains, …

Nous nous sommes réunis pour dire que "Trop c’est Trop". Pour dire que malgré les promesses du Plan D-Maintenant, la situation ne s’améliore pas, au contraire :

- Les conflits de circulation qui retardent nos trains sont toujours là et ce malgré la D8 (suppression de trains sur la branche Nord) et malgré la suppression de la relève des conducteur du RER B à gare du Nord.

- Les pannes de signalisation sont toujours aussi nombreuses.

- Les pannes de trains ne concernent pas que les Petits-Gris.

- Les pannes d’alimentation électrique et les problèmes de caténaires continuent en dépit du plan « examen des caténaires  ».


Le plan D-Maintenant ne donne pas les résultats attendus. C’est un échec en regard des objectifs de régularité, de réduction des pannes des trains et des incidents d’infrastructure. Le Schéma de Principe du STIF aboutira aux mêmes résultats. Mais en pire pour les voyageurs puisque les temps de trajet seront allongés sans pour autant remédier aux causes des dysfonctionnements endémiques de la ligne.

SaDur participe depuis des années à de nombreuses réunions avec la SNCF ou le STIF. SaDur s’exprime sans cesse face à la détérioration continuelle de cette ligne. Mais SaDur ne fait pas que critiquer, l’association fait aussi des propositions. SaDur écoute et analyse les explications qu’on lui donne. Les Directeurs successifs de la ligne D pourront en témoigner.

SaDur a participé à de nombreuses réunions en présence du Président de la SNCF et des Directeur et Directeur délégué de Transilien. L’Association n’a jamais caché ses griefs, ceux-ci ont été partagés et discutés. Notre document de propositions a été remis en mains propres à Monsieur Pepy ainsi qu’au Directeur Adjoint du STIF.

Malgré tout cela, nous n’avons pas été entendus ni même considérés. Sommes-nous juste bons à payer notre passe Navigo, à arriver en retard au travail le matin et le soir chez nous, à nous taire ? Mais quelle est donc cette entreprise qui se soucie aussi peu de ses clients ?

Nous disons aussi que nous comprenons les difficultés que rencontrent les conducteurs de nos trains. Lors de ces pannes à répétition ils doivent non seulement réagir aux incidents en appliquant les directives qui leur sont données en de telles circonstances (dépannage, sécurisation, …) mais aussi gérer, tant bien que mal, l’information vers les voyageurs et même les voyageurs eux-mêmes. Or, les derniers incidents ont montré que les conducteurs aussi ont été abandonnés. Ils ont géré au mieux et de manière exemplaire ces incidents, nous les remercions ; pas sûr que leur hiérarchie en fasse autant.

Nous souhaitons qu’à l’avenir, en de pareilles circonstances, des cadres de la SNCF viennent dans les rames, assistent les conducteurs, assurent la coordination du dépannage et prennent les décisions adéquates aux situations vécues par les voyageurs et les conducteurs sur le terrain.


Nous demandons :

- Le retour à la D12 (3 trains au quart d’heure au nord de la ligne).

- L’abrogation du Schéma de Principe notamment en ce qui concerne le choix du tout-omnibus.

- La convocation d’urgence, par le STIF, d’un Comité de Ligne auquel participeront tous les acteurs de la ligne : SNCF, RFF, STIF, Elus et Associations d’usagers.
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