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Depuis le 5 décembre, voyager en train est difficile sur toute la France. Le mouvement social en cours est particulièrement suivi, et les conditions de voyage de ceux qui les prennent sont effroyables.

Pour certaines branches de notre RER D, c'est encore pire. Jusqu'à dimanche dernier inclus, aucun train n'a circulé depuis le 5 décembre sur :

Pire, l'absence totale de trains pour ces branches n'est même pas mentionnée dans la presse ou sur le bulletin de grève de Citymapper.

Ne pas avoir de trains pour ces usagers pendant plus de 3 semaines est extrêmement pénalisant. Et nous pouvons voir de par les témoignages que nous avons reçus que ce qui semble constituer une alternative reste limité et partiel :

Et dans les autres cas, c'est soit la pose de jours de congés ou de RTT, soit la location d'une chambre d'hôtel comme pour cette usagère de Malesherbes qui a du louer une chambre à Paris pour cinq jours ce qui lui a coûté près de 400€ ! Nous avons également reçu le témoignage d'une usagère de Ris-Orangis, qui pour faire ses 30 km la séparant de son travail, les a fait à vélo, via les bords de Seine jusqu'à Paris. Et ces solutions ne sont pas viables si la grève vient à se poursuivre.

Au vu de toutes les difficultés, nous, association SaDur, trouvons anormal que les voyageurs qui dépendent du RER D, quel que soit leur avis sur l'objet du mouvement social, puissent être empêchés d'aller travailler, étudier... voire de manifester.

Nous demandons à la SNCF et à Île-de-France Mobilités de remettre au plus vite un nombre de trains suffisant ou une offre routière de substitution en nombre suffisant (depuis le 20 décembre, 2 aller retours en bus ont été mis en place suite à nos demandes entre Corbeil et Maisse, ce qui est un bon début, complété depuis le lundi 30 décembre par deux aller-retours en train entre Juvisy et Malesherbes via Ris-Orangin, mais cela n'est pas encore suffisant).

En outre, pour la période du 5 au 31 décembre 2019, mais également en considérant les mouvements sociaux du 24 septembre et des 18 et 19 octobre 2019, auquel les services n'étaient pas assurés, et au vu des dédommagements consentis aux usagers en 2018, nous demandons :

Bien entendu, si le mouvement venaient à se prolonger durant l'année 2020, nous n'hésiterions pas à faire à une demande d'indemnisation complémentaire pour la période concernée.

Nous savons que ces dédommagements ne pourront pas couvrir l'ensemble des frais que les usagers ont dépensé pour pouvoir se déplacer pendant cette période, et qu'outre l'argent, l'important est le retour le plus rapidement possible des trains en quantité suffisantes sur l'ensemble des branches du RER D. Nous sommes d'ailleurs très inquiets des conséquences que pourrait avoir la prolongation du mouvement sur janvier.

Au delà de cette demande, il faudra qu'Île-de-France Mobilités revoit, dans son prochain contrat avec la SNCF, les dispositions à tenir en temps de grève. Car le constat reste que malgré les lois votées sur le service minimum, les conséquences des grèves restent pénalisantes pour les usagers.